Jean-Philippe Blondel « 6 :41 » (Buchet Chastel)

La double qui au moins a eu le bac Je ne sais pas ce que vous faites, vous, à 6h41. Pour ma part, je suis certainement en train d’expliquer à mon gamin que, oui, il y a une grosse différence entre 6h41 et 7h41, et que non, je ne veux pas jouer à la bagarre, et que non, je n’ai pas la moindre idée de … Continue reading Jean-Philippe Blondel « 6 :41 » (Buchet Chastel)

Kamel Daoud „Meursault, contre-enquête“ (Actes Sud)

La double qui a mal enterré sa mère La meilleure façon d’écrire cette chronique serait sans doute encore d’écrire un livre pour raconter comment j’ai tué un mec qui ressemblait vaguement à l’arabe qui a tué un mec qui ressemblait vaguement au héros de Camus. Faudrait que je fasse bien attention à ne pas lui donner de prénom, histoire de le tuer une seconde fois … Continue reading Kamel Daoud „Meursault, contre-enquête“ (Actes Sud)

Raymond Roussel « Locus Solus » (Gallimard)

La double dotée d’une étrange puissance de pénétration Locus Solus est un livre culte : pour preuve, sa lecture est ardue, dans le meilleur des cas laborieuse, souvent d’une incommensurable technicité qui rebutera les moins pusillanimes et découragera totalement ceux qui n’ont pas compris au moins un des mots de cette phrase. Mais Locus Solus est aussi un livre culte : quand on s’accroche pour ne pas dévisser … Continue reading Raymond Roussel « Locus Solus » (Gallimard)

Jean Teulé “Mangez-le si vous voulez” (Julliard)

La double qui crie “Vive l’empereur” Un très court roman du regretté Jean Teulé, et peut-être un de ses meilleures avec « Azincourt par temps de pluie ». Ou comment, à l’aube d’une nouvelle guerre contre la Prusse, un jeune et gentil nobliau se rend à la foire du village voisin, et n’en reviendra jamais. C’est direct, bien amené, (parfois trop) détaillé, et garni d’une tension palpable … Continue reading Jean Teulé “Mangez-le si vous voulez” (Julliard)

Van Hamme / Rosiński  « Le grand pouvoir du Chninkel » 

La double qui doit comvaincre les immortels de cesser leur guerre incessante Relecture à peine déguisée du Nouveau Testament (« Le Commandement », « Le Choisi », « Le Jugement », on a fait plus subtil comme références cachées), puisant autant dans l’univers de Tolkien que dans celui de Kubrick, ce Chninkel est un petit bijou de fantasy qu’on aurait tort de zapper. Surtout dans ce joli format intégral en noir … Continue reading Van Hamme / Rosiński  « Le grand pouvoir du Chninkel » 

Kateřina Tučková « Les Dernières déesses » (Charleston)

La double qui scelle le sort Il faut bien l’admettre, si l’auteur de ces lignes n’habitaient pas à Prague, il aurait eu sans doute beaucoup moins de chances de tomber sur ce premier roman traduit en français de Kateřina Tučková, et ça aurait été bien dommage. Ahoj, děkuji, sbohem, peu de traces idiomatiques dans ce livre, mais des réminiscences prégnantes d’un certain esprit morave. Histoire … Continue reading Kateřina Tučková « Les Dernières déesses » (Charleston)

Maurice Leblanc « Arsène Lupin – Les intégrales » (Le Masque)

La double qui commence les suppositions Info de première bourre : ce recueil ne fait à aucun moment mention d’Omar Sy. Sy on peut regretter de manière totalement anachronique le manque d’à-propos marketing des éditions du Masque, on n’ira pas pour autant s’en plaindre tant la version relookée et bankable du célèbre gentleman cambrioleur ne rend pas justice à l’original. « Omar m’a tuer » serait d’ailleurs un … Continue reading Maurice Leblanc « Arsène Lupin – Les intégrales » (Le Masque)

Tim Woodring « Weathercraft »  (Fantagraphics Books)

La double […] Le concept de bédé muette selon Tim Woodring, c’est un peu comme un concert de hardcore. Peu de paroles, pas d’effets spéciaux, du bruit in your face. Et quand […] rencontre […] et lui dit […], l’autre lui répond un truc du genre […], et la, ça part en sucette. Sachant que quand Woodring part en sucette, il n’est pas du genre … Continue reading Tim Woodring « Weathercraft »  (Fantagraphics Books)

Glen James Brown “Ironopolis” (Editions du Typhon)

La double qui a tout son temps Un titre qui sonne comme le nom d’une cité où les super-héros de la rouille auraient élu domicile. Mais non, pas de cape ni de slip par-dessus le pantalon ici, juste une plongée dans les méandres d’une ville industrielle en déclin, où même les pigeons ont l’air déprimés. Glen Brown nous entraîne dans un tourbillon d’intrigues où les … Continue reading Glen James Brown “Ironopolis” (Editions du Typhon)