Max de Radiguès “Bâtard” (Casterman) 

La double qui est un bon bâtard. Le bâtard en question, pré-ado plutôt sympa, se retrouve embarqué en cavale par sa mère après un braquage géant, aussi ambitieux que réussi, et donc forcément casse-gueule. Entre les flics aux trousses et des anciens comparses un peu trop greedy sur les bords, May et Eugène tracent la route, naviguant entre planques précaires et rencontres plus que douteuses. … Continue reading Max de Radiguès “Bâtard” (Casterman) 

Zdeněk Jirotka “Saturnin” (Karolinum)

La double par qui un malheur arrive si vite qu’il n’arrive jamais seul. Jirotka, le FabCaro de la Vltava ! Soit l’un de ces auteurs capables de nous faire esclaffer tout seuls dans notre lit, tant son écriture, d’apparence simpliste, est traversée de fulgurances aussi absurdes qu’hilarantes — à l’image du personnage principal de ce roman délicieusement suranné, paru à une époque où l’on savait … Continue reading Zdeněk Jirotka “Saturnin” (Karolinum)

Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

La double qui fait gagner Staline. Sorte de Raspoutine malgré lui (et ayant troqué la soutane pour un iPhone), âme damnée d’un président-dictateur qui n’avait pas besoin de lui pour être d’une connerie diabolique, Vadim Baranov est un personnage presque trop beau pour être vrai. Mais que Da Empoli a en réalité calqué sur un personnage bien réel, celui-là : Vladislav Sourkov, cofondateur du parti … Continue reading Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

Ryū Murakami “Les Bébés de la consigne automatique” (Editions Picquier)

La double qui est morte dans un hôtel de merde sur un vieux lit grinçant en saignant de l’intérieur de la tête sans rien dire. Comment ? Haruki Murakami aurait sorti un autre bouquin qui nous aurait complètement échappé, avec en prime un titre hyper débile qu’on aurait eu du mal à oublier ? Point du tout. Car dans la forêt des auteurs japonais, un … Continue reading Ryū Murakami “Les Bébés de la consigne automatique” (Editions Picquier)

Philippe Valette “Jean-Doux et le mystère de la disquette molle” (Delcourt)

La double qui s’est chié dessus, Monsieur le Directeur. Jean-Doux et le mystère de la disquette molle, c’est Indiana Jones et la dernière cartouche d’imprimante, c’est Les Aventuriers de la RTT perdue, une BD au concept aussi foutraque que génial, où l’insignifiant Jean-Doux, responsable juridique d’une entreprise spécialisée dans les broyeuses à papier, tente de déjouer les plans machiavéliques d’un super-méchant à la recherche du … Continue reading Philippe Valette “Jean-Doux et le mystère de la disquette molle” (Delcourt)

Chris Kraus “Baiser ou faire des films” (Belfond)

La double qui doit se trouver des amis qui la détestent Si on est surtout venu à ce bouquin de Chris Kraus pour son titre parfaitement foutraque, on y reste (et bien accroché) grâce à la verve et au style incomparable de l’auteur américain. Non content d’être le presque-parfait homonyme du duo hip-hop le plus sous-estimé des nineties, Chris Kraus jumpe à deux pieds dans … Continue reading Chris Kraus “Baiser ou faire des films” (Belfond)

Pierre Ducrozet “Le Grand Vertige” (Actes Sud)

La double qui arrive enfin quelque part. C’est marrant quand même, l’éco-anxiété. Ça nous prend à la gorge, ça nous réveille la nuit, on se demande ce que sera demain, on voudrait lire sur le sujet, puis ne plus jamais en entendre parler. On se dit que ça ira, puis que c’est la merde. On regarde son enfant dormir et on pleure, parce qu’on ne … Continue reading Pierre Ducrozet “Le Grand Vertige” (Actes Sud)

Maurice Dekobra “La madone des sleepings” (Zulma)

La double qui se demande par où l’on entre dans le subconscient. Belle pépite que ce roman (fatalement) culte du grand reporter Maurice Dekobra, paru originellement en 1926 aux Éditions Baudinière, avant que Zulma n’en retrouve les droits pour notre plus grand plaisir. La madone en question ? Une duchesse déchue, une lady pas laide, une veuve blanche qui embauche, comme secrétaire très particulier, le … Continue reading Maurice Dekobra “La madone des sleepings” (Zulma)