Smolderen & Clérisse “L’Empire de l’Atome” (Dargaud)

La double qui n’hésite pas à saluer les autochtones.. Oh la belle paire d’atomes crochus que voilà entre Smolderen et Clérisse, véritable noyau dur de cette très étrange BD qui navigue entre deux planètes et entre deux eaux profondes. Voilà donc la vraie fausse biographie de Paul de Saint-Empire, astronome et savant, schizophrène télépathe, électron libre qui converse à distance avec un lieutenant extraterrestre et … Continue reading Smolderen & Clérisse “L’Empire de l’Atome” (Dargaud)

Bohumil Hrabal “Une trop bruyante solitude” (Actes Sud)

La double qui ne lui dit plus autrement que Marie-Trempe-La-Merde. Une trop bruyante sollicitude surtout, autour de Bohumil Hrabal et de son écriture d’une âpreté incomparable. On s’en est cogné des auteurs compliqués, et la maîtrise stylistique de Hrabal est certes indéniable. Mais on en a aussi connu des plus drôles, surtout en Tchéquie, où le style n’empêche pas un certain humour caustique et des … Continue reading Bohumil Hrabal “Une trop bruyante solitude” (Actes Sud)

Laurent Gaudé “Zem” (Actes Sud)

La double qui exhibait son sexe et ses jambes maigres a la vue de tous. Laisse-moi Zem Zem Zem dans ma Magnapole, et laisse-moi lire la suite du glaçant Chien 51, paru il y a trois ans chez Actes Sud. Où l’on retrouve Zem Sparak, qui ne se fait plus appeler Chien 51 mais juste Zem, et qui n’est plus flic mais garde du corps … Continue reading Laurent Gaudé “Zem” (Actes Sud)

JD Morvan, Rey Macutay et Walter, d’après Barjavel “Ravage” (Glénat) 

La double qui a 15 secondes pour se décider. L’adaptation de roman en BD est définitivement un genre à part. Manière de dire que, quand on n’est pas Kateřina Čupová et son R.U.R. ou, mieux encore, Gou Tanabe et ses formidables adaptations de Lovecraft en manga, on n’est jamais très loin de l’exercice casse-gueule par définition. En s’attaquant à Ravage de Barjavel, roman culte de … Continue reading JD Morvan, Rey Macutay et Walter, d’après Barjavel “Ravage” (Glénat) 

Walter John Williams “La peste du léopard vert” (Le Bélial)

La double pour qui la mort est une question d’opinion. Avant, Michelle était un singe. Maintenant, c’est une sirène qui vit dans les îles Chelbacheb. Jusque-là, rien d’anormal si l’on considère qu’on se trouve dans un futur post-humain où recomposer son génome est aussi facile que de changer de gouvernement en France au XXIᵉ siècle. Mais comment en est-on arrivé là ? C’est en enquêtant … Continue reading Walter John Williams “La peste du léopard vert” (Le Bélial)

Ivan Wernisch “La tête sur la table”(Literární Kabinet)

La double qui sort avec n’importe qui. Ce serait même plutôt les couilles sur la table, si l’on en croit ces quelques vers pris au hasard:  Bien, ma chère petite, on va chez moiT’es mon rêveOuais, j’ai dit chez moiFerme ta gueule pour un instant Il vous en faut plus pour vous convaincre ? Publié dans l’effervescence des années 60, Ivan Wernisch réussit le tour … Continue reading Ivan Wernisch “La tête sur la table”(Literární Kabinet)

Jean-Claude Forest “Mysterieuse, matin, midi et soir” (L’Association)

La double qui trouve que ce serait un paradis formidable si elle avait une copine. On n’est jamais très loin de Jules Verne avec Jean-Claude Forest, et même les deux pieds dedans, à mi-chemin entre L’Île mystérieuse (d’où le titre) et Vingt Mille Lieues sous les mers, avec Barbarella (un personnage emblématique de Forest) dans le rôle — à peu de choses près, on ne … Continue reading Jean-Claude Forest “Mysterieuse, matin, midi et soir” (L’Association)

Céline Minard, Faillir être flingué (Rivages)

La double qui traversa la salle jusqu’aux escaliers oùdes filles solides très décolletées l’agrippèrent sousles bras. Bon, brut, et un peu truand sur les bords, Faillir être flingué est sans doute ce qui se fait de mieux dans le (ouest) terne paysage littéraire actuel. Une bien belle ruée vers les mots qui se termine en gracieux règlement de compte à OK Cordial après avoir enfoncé … Continue reading Céline Minard, Faillir être flingué (Rivages)

Karel Capek “R.U.R” (Editions de L’Aube)

La double dont la nature s’est détournée parce que nous avons créé les robots. Aussi drôle et encore plus barré que l’hilarant Guerre des Salamandres, ce R.U.R (pour Rossumovi Univerzální Roboti, qu’on ne devrait presque pas avoir à vous traduire) est un monument théâtral à la découpe aussi inégale que percutante, à l’écriture aussi vivace que moderne. Trop souvent réduit à l’état de réponse Trivial … Continue reading Karel Capek “R.U.R” (Editions de L’Aube)