Adélaïde de Clermont-Tonnerre « Je voulais vivre » (Grasset)

La double qui se voyait déjà contrainte d’utiliser ses dagues glissées entre ses colombes Faites le test chez vous : Milady ? Les réponses oscilleront sans doute entre « ah ouais l’autre conne là » pour ceux qui ont à peine pris la peine de regarder le film des Mousquetaires, à « oui, bien sûr, c’est une espionne anglaise qui a piqué les bijoux de … Continue reading Adélaïde de Clermont-Tonnerre « Je voulais vivre » (Grasset)

Guez, Maillet & Matz “La disparition de Josef Mengele” (Les Arènes) 

La double qui aurait violé le serment d’Hippocrate. Le roman d’Olivier Guez avait le mérite de lever un voile pudique sur le destin aussi honteux que méconnu de Josef Mengele, grand architecte de l’eugénisme nazi pendant la guerre, pitoyable réfugié en Amérique du Sud après celle-ci. Par un jeu de couleurs délicat et un trait sec, Maillet et Matz rendent parfaitement l’aspect poisseux de ce … Continue reading Guez, Maillet & Matz “La disparition de Josef Mengele” (Les Arènes) 

Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)

La double qui s‘endort quelque part au milieu des négatifs de nos vies. À l’instar d’un Nicolas Mathieu, Anthony Passeron s’illustre dans le roman générationnel et (de toute évidence) autobiographique, plongée en apnée dans ces années 90 qu’on n’aurait jamais dû quitter. Mais là où Nos enfants après eux était rythmé par les tracks de Nirvana, Jacky se lit plutôt en binaire, avec en fond … Continue reading Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)

Gou Tanabe, d’après Lovecraft “La couleur tombée du ciel” (Ki-oon)

La double qui tombe du ciel. Je suis pas très bon en maths, mais un génie + un génie, ça doit faire deux génies. Depuis qu’il a pris l’engagement moral de revisiter l’intégrale de Lovecraft en version manga (dont Les Montagnes hallucinées, deux tomes proprement hallucinants), le Japonais Gou Tanabe explose tous les canons du genre avec la rigueur d’un scientifique d’Arkham. Il réussit ici … Continue reading Gou Tanabe, d’après Lovecraft “La couleur tombée du ciel” (Ki-oon)

Pavel Hák “Warax” (Le Seuil)

La double qui avance dans les ténèbres du désert quand les premiers missiles frappent la capitale. Son Sniper nous avait glacé le sang, Warax lui fait refaire un tour à vide dans la grande mécanique du cœur désormais vide de sens. C’est tendu, suffoquant, ca avance par à coup (quand ca avance) en sautant du coq à l’âne, ou plutôt de la bande d’immigrés mexicains … Continue reading Pavel Hák “Warax” (Le Seuil)

Raphaël Quenard, Clamser à Tataouine » (Flammarion)

La double qui a commencé à prendre conscience de son insignifiance. On avait quand même un petit doute : est-ce que Quenard est juste un connard, ou au contraire un mec super intelligent qui surjoue à mort volontairement, baguenaudant avec classe, faisant volontairement dégouliner sa logorrhée verbale (logorrhée, ça ressemble à diarrhée, et y a des raisons pour ça) comme un BHL de la banlieue … Continue reading Raphaël Quenard, Clamser à Tataouine » (Flammarion)

Marion Montaigne “Nos mondes perdus” (Dargaud)

La double où c’est exactement la même vanne que la mienne. Ah mais en fait, Darwin était un putain de rigolo, et sa théorie de l’évolution un fantastique running gag ! En plus d’être ultra documenté et d’une incroyable richesse intellectuelle (merci du boulot ingrat), Marion Montaigne réussit l’exploit de vulgariser sans vulgarité — bon, y a bien une ou deux couilles qui traînent, mais … Continue reading Marion Montaigne “Nos mondes perdus” (Dargaud)

R.F Kuang “Babel” (De Saxus)

La double avec un ressentiment persistant contre le petit homme qu’avait été Napoléon. Ceci n’est pas de la SF. A la fois critique du colonialisme, roman historique, étude ethnologique, grande oeuvre fantastique parcourue de frissons steampunks réjouissants, Babel est tout ca a la fois: une grande tour plein d’étages pleins de belles pièces plein de beaux livres plein de belles phrases et de belles histoires. … Continue reading R.F Kuang “Babel” (De Saxus)

JM Erre “La Loi de la tartine beurrée” (Buchet-Chastel)

La double qui prétend abolir le réel et son flot d’emmerdements. Jean-Marcel Erre est un mec lourd. Non que ça me déplaise foncièrement, tu me connais, fieu, je suis mal placé pour lui faire la leçon. Running gag trébuchant, jeux de mots approximatifs, ça peut vite tourner à l’indigestion, mais rien qu’un bon Gaviscon (très con même) ne puisse soigner. Un couple de psychologues bourrés/barrés … Continue reading JM Erre “La Loi de la tartine beurrée” (Buchet-Chastel)