Tristan Egolf “Le seigneur des porcheries” (Gallimard)

La double qui prĂ©fĂšre ĂȘtre jugĂ©e par douze que portĂ©e par six. Le Seigneur des porcheries, c’est la destinĂ©e qui frappe Ă  la porte de l’auge Ă  cochons. Celle qui amĂšne un jeune punk de 20 ans Ă  quitter la Pennsylvanie pour aller jouer de la guitare dans les bars parisiens tout en Ă©crivant ce qui allait devenir un roman culte, qui ne serait jamais … Continue reading Tristan Egolf “Le seigneur des porcheries” (Gallimard)

J. Robert Lennon “Mailman” (Monsieur Toussaint Louverture)

La double qui est incapable de reconnaĂźtre un pĂ©nis quand elle en voit un, ou plutĂŽt quand elle n’en voit pas. DrĂŽle de personnage que ce Mailman, postier aussi maniaque que foutraque, psychopathe en puissance qui se contente — pour l’instant — d’ouvrir et de lire le courrier de tous ceux qui se trouvent sur le chemin de sa tournĂ©e quotidienne. En tout cas, jusqu’à … Continue reading J. Robert Lennon “Mailman” (Monsieur Toussaint Louverture)

Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

La double qui fait gagner Staline. Sorte de Raspoutine malgrĂ© lui (et ayant troquĂ© la soutane pour un iPhone), Ăąme damnĂ©e d’un prĂ©sident-dictateur qui n’avait pas besoin de lui pour ĂȘtre d’une connerie diabolique, Vadim Baranov est un personnage presque trop beau pour ĂȘtre vrai. Mais que Da Empoli a en rĂ©alitĂ© calquĂ© sur un personnage bien rĂ©el, celui-lĂ  : Vladislav Sourkov, cofondateur du parti … Continue reading Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

Chris Kraus “Baiser ou faire des films” (Belfond)

La double qui doit se trouver des amis qui la dĂ©testent Si on est surtout venu Ă  ce bouquin de Chris Kraus pour son titre parfaitement foutraque, on y reste (et bien accrochĂ©) grĂące Ă  la verve et au style incomparable de l’auteur amĂ©ricain. Non content d’ĂȘtre le presque-parfait homonyme du duo hip-hop le plus sous-estimĂ© des nineties, Chris Kraus jumpe Ă  deux pieds dans … Continue reading Chris Kraus “Baiser ou faire des films” (Belfond)

Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

La double qui est une Ă©nergie, un mouvement vif, un sursaut. Titre qui fracasse, pitch qui tabasse: une nuit, tous les enfants du monde s’éveillent Ă  la mĂȘme heure et poussent un long cri glaçant de plusieurs minutes. Boum. DĂšs le point de dĂ©part, Carole Martinez installe un malaise qui ne nous lĂąchera plus. Pas d’explication, pas de solution immĂ©diate. Juste une certitude : quelque … Continue reading Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

Jacques Abeille “Les voyages du fils” (Le Tripode)

La double oĂč c’est le plus barbare qui gagne. Double niveau de lecture : Les Voyages du Fils peut se lire indĂ©pendamment du reste de l’Ɠuvre de Jacques Abeille, auquel cas il demeurera un trĂšs beau roman initiatique, qui ne souffrira pas de la comparaison avec son aĂźnĂ©, le somptueux et culte Jardins statuaires, avec qui il partage une certaine langueur dĂ©licieuse. On peut aussi … Continue reading Jacques Abeille “Les voyages du fils” (Le Tripode)

Nicolas Dehghani “Ceux qui brĂ»lent” (Éditions Sarbacane)

La double qui n’a plus rien Ă  choper lĂ -bas, Ă  part le tĂ©tanos. PremiĂšre BD de Nicolas Dehghani, Ceux qui brĂ»lent est un polar de bonne facture oĂč l’on suit une jeune enquĂȘtrice sur les traces d’un tarĂ© qui brĂ»le ses victimes Ă  l’acide. On s’y laisse prendre facilement, mĂȘme si un petit cĂŽtĂ© Julie Lescaut peut dĂ©ranger Ă  la longue, avec son lot de … Continue reading Nicolas Dehghani “Ceux qui brĂ»lent” (Éditions Sarbacane)

Martin Mongin “Le Chomor” (Editions Tusitala)

La double qui ne bouge pas d’un cul  Non, Le Chomor n’est pas une chronique sociale autour d’une Ă©tudiante en cinĂ©ma approchĂ©e par une sociĂ©tĂ© secrĂšte aux desseins rĂ©volutionnaires. Le Chomor n’est pas non plus une improbable Ɠuvre de fantasy Ă  la française, Stranger Things dans les CĂŽtes‑d’Armor. Pas plus qu’il n’est un roman d’horreur oĂč deux jumelles tentent d’échapper Ă  leur tortionnaire dans un … Continue reading Martin Mongin “Le Chomor” (Editions Tusitala)

Luz (et Virginie Despentes) “Vernon Subutex” (Albin Michel)

La double qui a vendu tous ses disques. J’aime pas Despentes. M’emmerdez pas. Je sais que je devrais, mais ça passe pas. Baise-moi m’a moins choquĂ© qu’ennuyĂ©, King Kong ThĂ©orie m’est tombĂ© des mains malgrĂ© mon appĂ©tence pour les lectures fĂ©ministes, et je prĂ©fĂ©rerai toujours relire DĂ©brouille-toi avec ton violeur d’Infernus Iohannes que le trĂšs moyen Cher Connard. À la limite, seul Vernon Subutex pouvait … Continue reading Luz (et Virginie Despentes) “Vernon Subutex” (Albin Michel)